Loin d’être un frein, la contrainte devient ici un moteur d’ingéniosité. De l’écoconception logicielle à la féminisation de la tech, découvrez comment une entreprise historique réinvente son modèle pour allier performance, frugalité et responsabilité.
Dans ce nouvel épisode de CSO Connect de Leaf Media, Berger-Levrault partage sa vision d’une transformation numérique plus responsable : plus sobre, plus accessible et plus inclusive.
Au micro de Laetitia Carle, Aurélie Gravouil, Responsable RSE et Christophe Bortolaso, Directeur de la recherche appliquée, reviennent sur les choix stratégiques du groupe : RSE intégrée au projet d’entreprise, écoconception logicielle, cas d’usage de l’IA et engagement fort en faveur de la mixité femmes-hommes dans les métiers de la tech.
Entreprise de plus de quatre siècles, Berger-Levrault a toujours évolué en intégrant les grandes transformations de son époque. Aujourd’hui, face aux enjeux climatiques, sociaux et technologiques, le groupe assume une conviction forte : la contrainte peut devenir un levier de performance et d’innovation.
Cette approche se traduit par une RSE intégrée au projet d’entreprise, structurée autour d’axes clairs et pilotée dans la durée. La réglementation européenne, et notamment la CSRD, s’inscrit dans cette dynamique comme un outil structurant plutôt qu’une obligation subie.
« La CSRD est une opportunité de structurer les données, d’unifier le pilotage et de passer moins de temps au reporting pour consacrer plus d’énergie à l’action. » commente Aurélie Gravouil
Dans un secteur où la recherche de performance et de nouvelles fonctionnalités est souvent prioritaire, Berger-Levrault engage une réflexion sur la sobriété numérique. Les choix technologiques sont examinés au regard de leurs impacts environnementaux, depuis l’architecture logicielle jusqu’aux usages des solutions.
Cette démarche repose notamment sur des travaux de recherche et des comparaisons entre différentes options technologiques, menées en collaboration avec le monde académique.
« En collaboration avec l’Inria, nous travaillons à réduire l’empreinte énergétique des logiciels tout en offrant aux utilisateurs de nos solutions une expérience performante. » explique Christophe Bortolaso
L’intelligence artificielle est abordée chez Berger-Levrault comme un sujet de transformation à encadrer. L’enjeu n’est pas de multiplier les usages, mais de s’interroger sur leur pertinence et leur valeur ajoutée.
Les équipes privilégient une approche fondée sur le choix des cas d’application, avec une supervision humaine systématique. L’IA est envisagée comme un outil venant soutenir les utilisateurs, notamment en simplifiant certains usages ou en facilitant l’accès aux fonctionnalités des logiciels, sans automatisation totale des décisions.
La transformation engagée par Berger-Levrault est également sociale. La place des femmes dans le numérique constitue un axe de travail identifié de longue date, avec des actions menées tant en interne qu’en externe.
Le groupe a engagé une démarche structurée, reposant sur un diagnostic initial, des actions de sensibilisation, l’identification de talents et leur accompagnement. Cette dynamique a contribué à une évolution significative de la représentation des femmes au sein des instances de direction.
« Aujourd’hui, 40 % de femmes occupent des postes de management et près de la moitié des femmes de l’entreprise siègent dans nos instances de direction. » souligne Aurélie Gravouil
Loin d’une transformation rapide ou ponctuelle, la démarche portée par Berger-Levrault s’inscrit dans le temps long. Elle repose sur la structuration, la mesure, la progression et l’appropriation des enjeux par l’ensemble des métiers.
En croisant enjeux économiques, environnementaux et sociaux, le groupe poursuit une trajectoire de transformation numérique qui vise à concilier performance, responsabilité et durabilité, en cohérence avec son histoire et ses engagements.